samedi 30 avril 2011

Moment de folie

Redevenir comme avant
parce qu'on ne change pas vraiment
on revient aux mêmes erreurs tout le temps
«à partir de maintenant, je suis vivant»

On se fait des promesses dans l'ivresse,
on oublie qu'on est vivant, un instant...
se perdant dans les yeux de notre verre.
Une dernière cigarette, promis.

Ne pas mourir avant d'avoir atteint l'extase
on se voit demain? À tout jamais me belle.
On se perd de vue, je t'échange contre une autre dépressive,
maladive, estime inexistante. Je suis désolé...

Qui renait dans la paranoïa?
Comme à la naissance, la peur de sa propre race
incrustée dans son squelette, le phéonix noir
qui ne renait plus de ses cendres, mais de la peur...
de la haine, effrayé par soi-même!

D'où tu viens, d'où tu sors... ?
les souvenirs présents en soi
l'amour de soi-même, toujours plus fort
que la haine quotidienne des autres.

Un animal en cavale, un homme en devenir.
J'étais humain, il y a de ça maintenant 20 ans...

M@X 30 avril, 22h35

dimanche 10 avril 2011

Rien d'important

Cris dans la nuit m'obligeant à me rappeler de toi
un appel sur demande sans afficheur
un message sans envergure, sans réel sens commun
d'où tu viens et d'où tu sors, ça te regarde...
pour te tenir dans mes bras, un siècle ou deux.

Un ourson délinquant, la mémoire courte
me serrant le coeur, le martelant jusqu'au néant
merci Jasmine, merci. Mon corps demandant le tien,
un vortex m'aspirant à l'infini dans la mer verte des souvenirs.

Pourtant... pourtant... je croyais avoir fait la paix
avec mon âme, t'avoir pardonné... mais mon corps se souvient
du touché pour arriver de pleurer devant ton impassibilité
la capacité du miroir brisé, empêche-moi de t'oublier.

En trois mois, j'ai vu ma vie défiler dans tes yeux
j'ai vu mon regard se noyer, s'effacer de la carte
conçue dans la capsule médicamentée,
conçue dans ton soutient-gorge agrémenté. No Way.

No way, c'est ridicule, no way, c'est ton visage
dans ma soupe, no way! C'est mon corps qui convulse
tard le jour, tôt la nuit... dans un souffle
tout m'est revenu, dissociation mentale et soutenue.

Au fond, c'est une référence nocturne banale
cinq secondes de trop dans une minute
dans une vie inanimée mélodiquement victime
du temps, de l'espace qui ne finie plus.

Tu sais que je ne te reverrais plus sans exister
dans tes dédicacions où tu déclines mon invitation
au grand mariage des amitiés, tu fais chier!
Ouaip. Tout ça pour te dire absolument rien d'important!

M@X
8 AVRIL 2011

samedi 2 avril 2011

Sable qui bouge...

[Je sais que du sable qui bouge c'est du sable mouvant] - Le 3 ième pape

Vestiges du présent
dans un cocktail déjà lancé
sur l'angle de la chaude caméra
détentrice d'illusions capturées
en un instant appelé «présent»

Souvenir du futur
encrassés dans une roue
la tine constamment lavée,
revisitée , démontée pour obtenir
la même histoire répétée,
les mêmes visages amputés
se plaisant si bien dans leur merde.

Le passé où rien ne se passe
où tout s'efface parce que le temps
trop tard, en avance de dix minutes
où il faut courir pour rattraper
le retard de la montre futuriste
présentée dans tous les bons disquaires.

Fusions triso-métrique d'un tic enfantin
ne pas vouloir mourir tout en étant en vie
chiens saucisses de la viande meurtrière
multipliée par trois ligne continues
où les chemins ne se croiseront jamais.

Une rivière où tous les êtres
se rencontrent la tête baissée
se mouvant dans le sable de la destiné
«je ne peux rien faire, j'y peux rien»
Là où les êtres prennent conscience
de leur propre médiocrité
après tout... ça t'appartient ;)

M@X
31 mars 2011
11h32 p.m.