dimanche 2 juin 2013

Mascarade (hommage à Versailles)

Ah, cette si belle mascarade, ces si beaux masques portés, cette valse enivrante me pue au nez, je crois que je vais m'évanouir devant tant de lâcheté. Un jour, j'y arriverai, un jour nous y parviendrons. Une si belle soirée organisée par l'humanité, un sentiment de bien-être quotidien qui s'accompagne bien avec une bonne bouteille de vin rouge. 

Mascarade, parce qu'aimer c'est trop cruel, c'est si souvent à sens unique qu'on se ramasse à reculer sur un «one-way» et se perdre dans des accidents de parcours. L'hypocrisie de dire «je t'aime» quand on attend toujours plus de la personne concernée. L'unique chance de devenir quelqu'un à travers les yeux d'une autre personne, félicitation. L'unique erreur de se refermer plutôt que de s'ouvrir à cette personne. Dans la fuite, je t'ai rencontré et mes yeux se sont émerveillés. Tu es si loin maintenant que je dois te laisser t'en aller... Je ferme les yeux une dernière fois pour les ouvrir aux nombreuses possibilités... 


Ouvre tes yeux au monde et oublie tout ce que tu connais, tu ne sais pas grand chose au final. On croit savoir, on croit pouvoir agir, mais nos efforts reste vains. Tu crois t'abandonner au plaisir de la complaisance, tu crois être protégé de l'ennui du quotidien : que se passe-t-il dans ta tête? Un univers de gens-télévision, de gens-radio, de gens-internet.

Mascarade, c'est ma dernière chance, mascarade, c'est ma nouvelle danse. Qui prendra cette main pour danser avec moi? Ce désir ardent, réchauffant mon cœur tiède d'amertume. Une tasse d'eau chaude pour le déterrer et l'enfermer avec les autres... Personne ne pouvait savoir que derrière mon masque il y avait une si belle personnalité.


Nous avons tous danser jusqu'au petit matin sans ne jamais rien demander... Tous ensemble, tous munis de nos parapluies en verre, nos habits chics et nos robes de bal. Nous savions qu'au matin, il fallait tout oublier : en l'espace d'une soirée nous nous sommes faites confiance, nous avons découvert un sens à nos vies. Le matin, en enlevant nos masques et en voyant enfin nos visages, nous avons pris peur et nous avons pris des chemins différents. Le chemin qui bifurque vers toi s'est effacé, j'en suis réellement navré...

Lorsque je ferme les yeux, je ne vois plus personne, je suis libéré, je danse seul dans cet univers résigné à l'ignorance et la dépendance. On tente en vain de me convaincre que tout ceci n'est qu'une pure et simple tragédie, mais je veux continuer à danser à jamais dans l'oubli de ceux qui ont voulu changer les choses.

Mascarade, embrasse-moi et oublions que tout ceci n'est que devanture et que l'affection n'est pas qu'en surface, qu'il y a un sens derrière tout ça. 


Mon dernier souffle s'envole, j'ai enfin fini ma cigarette...


M@X

2 juin 2013

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire